Guy Thomas

Jurassien d'adoption depuis 1962, Guy Thomas est né
en 1934 à Ensival (Belgique)
d’une mère wallonne
et d’un père bourguignon.

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Quelques photos

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[JPG] Guy Thomas Isabelle Aubret Francesca Solleville

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Le parcours du poète Guy Thomas [PNG] point-exclam

la tradition de LA GOUALANTE

C’est François Mauriac qui le premier a reconnu en Guy Thomas un héritier de la poésie populaire française. Dès la publication de ses premiers textes, il est reconnu comme un auteur de valeur par des gens aussi différents que Georges Brassens, Léo Ferré, Jean Rostand ou François Cavanna. C’est d’ailleurs Cavanna qui retient nombre de ses poèmes au vitriol pour les publier dans “Hara-Kiri“, “Hara-Kiri Hebdo“, puis dans “Charlie Hebdo“.

Poursuivi pendant la guerre d’Algérie pour “Insultes à l’Armée“, il s’obstine à écrire ce qu’il appelle ses “goualantes“ pour poursuivre, à sa manière, la tradition de ceux qu’il admire, les Rutebeuf, Villon, Laforgue, Corbière, Bruant, Richepin, Rictus, Gaston Couté et Francis Carco.

En 1969, la publication de son premier recueil “Vers boiteux pour un aveugle“ est remarqué par la presse, en particulier par le Monde et le Canard Enchaîné. C’est le critique de cet hebdomadaire qui lui recommande d’envoyer sa plaquette à Jean Ferrat. Celui-ci la lit par miracle, en tire une première chanson : ce sera “La leçon buissonnière“.

Une leçon buissonnière qui sera donnée dans la cour des grands comme un cours magistral par l’auteur de “La Montagne“. C’est qu’entre temps le poète, après être passé par l’Ecole Normale, est devenu professeur de lettres dans un lycée professionnel du Jura et animateur bénévole d’un foyer social-éducatif. Il n’oublie pas en effet ce qu’il doit à son professeur de français qui l’a encouragé à publier ses premières impertinences dans “Le Pont de l’Epée“ et dans “La Tour de Feu“.

La rencontre avec Jean Ferrat
Quarante ans d’amitié


Il va sans dire que le petit poète qui avait vu son premier recueil de poésies tiré à trois cents exemplaires n’en menait pas large quand il arriva un matin de 14 juillet sur la place d’Antraigues et que Jean Ferrat vint l’inviter à passer quelques jours dans sa maison sur la route du Mas. Jean était déjà à l’époque un des plus grands de la chanson française. Mais il faut croire que l’ami des poètes sut apprivoiser celui-là. Ce fut le début d’une amitié et d’une longue collaboration qui donnera d’abord “Caserne“ pour réveiller les consciences, et puis au fil des ans des petites merveilles comme “Le Singe“, “Berceuse pour un petit loupiot“, “Le bruit des bottes“, “Le chef de gare est amoureux“ ; et plus tard les quatorze titres de l’album “Je ne suis qu’un cri“. Au total une quarantaine de chansons interprétées par Jean Ferrat, mais aussi par Isabelle Aubret, Francesca Solleville, James Ollivier, Jean-Marie Vivier et quelques autres.

On se doute que cette collaboration fut ô combien bénéfique au poète qui rencontra ainsi des centaines et des centaines de lecteurs et qui l’obligea à se former à l’art combien difficile de la chanson. Mais n’en déplaise aux gardiens du temple, elle apporta aussi au grand artiste une autre source d’inspiration, puisque celui-ci a répondu à ceux qui s’étonnaient de ce style plus âpre, plus dur, plus critique et plus polémique, que cela correspondait à son envie de traiter les choses de manière acérée, très dure, ironique, sanglante.

Et cette complicité qui va durer presque 40 ans, on la ressentira pleinement dans la chanson “Les Cerisiers“, qui restera longtemps d’une brûlante actualité.

Des noires, des rouges, des vertes et des pas mûres

Pendant toutes ces annèes, Guy Thomas a poursuivi son œuvre poétique en publiant 5 recueils de poèmes et 3 coffrets d’art avec la complicité du peintre Pierre Duc. Il nous est revenu en 2006 avec “Les Insolences d’un Drôle de Coco“, en 2008 avec “La Canaille se rebiffe“ et la belle couverture du peintre Ernest Pignon-Ernest. Et il publiera bientôt “Sur un air de java vache“ aux Editions “Les Poètes de l’Amitié“.

Depuis plusieurs années, il monte régulièrement sur les planches pour des lectures publiques qu’il intitule “Des noires, des rouges, des vertes et des pas mûres“. Ou pour des soirées littéraires émaillées de chansons grâce à la complicité de musiciens et d’interprètes, comme ce fut le cas avec “Les Nomades“ en 2006. Et beaucoup plus récemment pour “Soirée Canaille“ (réalisée avec la chanteuse Josette Jagot - Mise en scène de Daniel Coulon) ou pour des “Hommages à Jean Ferrat“, qui se jouent souvent à guichets fermés.

(Texte composé à partir d’éléments recueillis par Michel Perrin)

 

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